Récits de courses

Récits de course

 

 

 

 

 

 

Patrick Bohard                              

                                                                         

Grand Trail d’Auvergne 130 km 4910 D+/ 1er en 14H04
J’avais pourtant pris soin de tout coucher sur le papier, point après point de ravito en ravito le calcul de mes besoins en eau et en énergie était pourtant des plus simples à calculer. Mais voilà, devant un beau graphique et un joli dégradé kilométrique la réalité du terrain dépasse quelquefois une planification « au cordeau ». Allez, je vous raconte.
Kilomètre 74,5 :
Y’a pas, même sous la plus petite de mes dents creuses, j’ai vraiment plus rien à me mettre sous les crocs, j’ai beau tiré sur mes tétines pour en extraire la moindre goutte, j’ai beau cherché cette pâte de fruit de secours que Lionel m’a glissé dans ma besace, rien de ce que j’ai sur moi ne viendra maintenant me sortir de ce mauvais pas.
À propos de pas parlons en. J’étais jusque-là coureur, bien posé sur mes appuis, le buste droit et la tête haute, je présentais toutes les garanties d’un Runner au long cours, calme, serein et déterminé. Mais voilà patatra, en moins d’une minute la réserve de sucre s’est écroulée, ma vitesse horizontale a chuté de manière brutale. La tête à l’envers et les jambes en coton, à l’aube du 85eme kilomètre et à quelques encablures du CP 5 (Col du Béal), je suis devenu simple « piéton ».
Nous sommes sur les hauteurs de Saint Pierre la Bourlhonne et le brouillard occupe tout le terrain, mes jambes ne me portent plus et j’ai des sueurs froides, pas moyen de trouver le moindre caillou pour s’asseoir alors je marche en tentant, tant bien que mal de ne pas me vautrer sur les bas coté.
 
Tiens, voilà un homme !? ,de ce que je vois Il se dégage une ombre, oui c’est bien ça, un homme, un chasseur même, il est armé ! ou plutôt non un cameraman, il a sorti son engin et à ma vue il dégaine !
À la bonne heure qui dit présence humaine dit route, et qui dit route dit certainement « ravito ». Arrivé à son niveau j’étais au top, j’avais atteint mon pic hypoglycémique et j’étais au plus mal. C’est alors seulement, dans un état plus que second que je lui ai demandé :
– Bonjour Monsieur , bon bin voilà je sais que c’est pas simple mais vous n’auriez pas un morceau de sucre à me prêter, je vois plus mes pieds et je pense que je vais pas trop tarder à tomber dans le ravin ?
Bien désolé de ne pouvoir me venir en aide j’ai certainement affolé un peu ce pauvre homme mais il allait pourtant me rendre un grand service en me livrant sur un plateau le nombre de mètres (200) qu’il me restait à parcourir avant de retrouver Lionel et le ravito du 75eme Kilomètre.
 
CP 4 Col du Béal :
Lionel : en me tendant les 2 gourdes que j’étais censé glisser dans mes poches avant de repartir aussi vite que j’étais arrivé :
– Ou là la Kirtap, t’es tout blanc, t’as coincé ou !
– là, à même pas 500 mètres d’ici ! plus de son, plus de lumière mon Lio et plus un gramme de sucre en réserve, faut que je me pose un peu et que je mange !
J’ai commencé par le saucisson, il était tout à gauche, et puis je suis passée bien vite aux fromages et aux sandwichs, à ma disposition et sur ma droite une montagne de quatre quart m’attendait mais dans cette séance de gloutonnerie organisée je me suis toutefois limité à 2 tranches à l’emporter.
Lionel : – bin dit donc ça t’a requinqué, quand je te dis qu’il faut que tu manges.
– ça pour me requinquer, ça m’a requinqué ! je suis fin chaud maintenant et je te promets de ne pas te refaire la même d’ici l’arrivée.
 
Dans la catégorie Ultra on pourrait décliner à l’envie bon nombre de catégories. Avec ces 130 km pour 4910 D+, le Grand Trail d’Auvergne est une épreuve de moyenne montagne qui nécessite d’abord des qualités de course qui offre finalement peu de place à la marche dans des dénivelés importants.
À ce petit jeu et à 1 exception près ( l’exemple ci dessus m’aura coûté 15 mn), j’aurai rempli ma mission et je me suis régalé sur cette épreuve.
Le passage sur la station de Chalmazel ( 51eme ) en point d’orgue, les incursions dans les tourbières et leurs couleurs automnales, les descentes dans les cailloux qui roulent et qui finissent par te doubler parfois et les « burons » en gardien des lieux.
Une épreuve en tout point bien organisée avec une équipe organisateurs/ bénévoles au petit soin et parfaitement dans l’esprit.
Vivement conseillé.

Dim Jaienvi

 

  Hier c était le grand Grands Trails d’Auvergne avec Gaël un binôme de choc, pour moi c était ma 3 eme éditions sur le 48 km et toujours le même plaisir de courir en Auvergne un grand

Merci à l’organisation et aux bénévoles ils savent recevoir au top .

 Content d avoir croisé Jérôme bravo pour ta deuxième place sur le 130 km

Fabrice Excalibur                                               

 

    Je l’ai fait!!!
   
    Habitué des formats courts, entre 7 et 25km…je décide de faire un 48km sur les GRANDS TRAILS D’AUVERGNE.
    Un parcours technique qui casse bien les pattes.
    Je pars avec un ami Larange Thomas . On commence doucement pour doser notre effort.
    Il ressent une petite douleur et me dit d’y aller en solo.
    Du coup, j’accélère tranquillement et double une bonne trentaine de personnes. Je vais rester dans ce classement tout le long. ( Je ne sais pas combien je suis d’ailleurs 😅).
Viens le premier ravito.
Je n’entends pas les avertissements…du coup j’entends le bourdonnement du frelon une fois qu’il m’a piqué. La douleur restera jusqu’à l’arrivée.
Ensuite, c’est la cata😅. Une belle descente où j’aime y envoyer en général…sauf que là, c’est bourré de grosses caillasses. Impossible d’aligner deux pas sans risquer une entorse. Obligé de revoir la stratégie. Mais je me fais mal aux cuisses. 
Ils avaient prévenu… c’est technique😝).
La douleur est persistante sur les 30 derniers km 😓.
Le profil est vraiment très sympa, la météo n’étant pas avec nous, je ne peux profiter des différents points de vue. Je discute avec pas mal de coureurs qui restent avec moi durant une bonne dizaine de km. Mais je suis obligé de ralentir tellement les genoux et les cuisses ont pris cher dans les deux premières descentes.
Du coup, je laisse quelques places au passage, mais je finis en moins de 6h.
 
Je suis content de mon résultat, j’avais prévu moins de 7h à la base. Comme quoi, l’entraînement a quand même payé. Merci Romain Del Piero
Mais personnellement, je crois que je ne vais pas refaire ce genre de format. Je vais rester sous les 30km😜.
Place à la récup. 
Une bonne douche🚿 et au lit🛌
En tout cas, bravo à l’organisation et à Luc Aubert , au top comme toujours. Et merci d’avoir mis le « restau » près de l’arrivée 🤣, quand tu peux plus marcher, c’est pratique.